Après le succès majuscule de Vannes face à Toulon lors de la dernière journée du Top 14, conjugué aux défaites de Paris et Perpignan, les cartes sont totalement rebattues en bas du classement. Trois équipes pour un point… La course au maintien est plus que jamais lancée.

Après le succès majuscule de Vannes face à Toulon lors de la dernière journée du Top 14, conjugué aux défaites de Paris et Perpignan, les cartes sont totalement rebattues en bas du classement. Trois équipes pour un point… La course au maintien est plus que jamais lancée.
Une petite unité, voilà ce qui sépare désormais le RC Vannetais de ses deux concurrents directs dans la zone rouge. De quoi relancer pleinement la lutte pour la douzième place, synonyme de survie en Top 14. Bons derniers depuis la quatrième journée, les Bretons semblaient condamnés, mais leur éclatante victoire contre l’ogre toulonnais le 26 avril dernier a redonné vie à tout un club. Un retentissant succès face au troisième du championnat qui propulse Vannes au cœur d’une bataille haletante pour son maintien dans l’élite.
Alors que beaucoup voyaient déjà le promu condamné après son match nul concédé face à Perpignan dans les ultimes secondes, les hommes de Jean-Noël Spitzer ont su se relancer de la plus belle des manières face au RCT lors de la 22ème journée. Une victoire bonifiée, aussi inattendue que miraculeuse, contre une formation varoise qui tournait pourtant à plein régime avant son déplacement dans le Morbihan.
Une lueur d’espoir
Portés par un stade comble, les Vannetais ont dominé des Toulonnais dépassés dans l’intensité. Trop souvent pénalisés et écrasés physiquement, les Rouge et Noir ont buté sur une équipe bretonne affamée et ont peiné à exister en terres nordistes. Malgré une ouverture du score rapide de Melvyn Jaminet (7e), les champions de la Pro D2 ont répondu avec autorité, inscrivant deux essais en force de leur première ligne avant la pause (9e, 36e). Une nouvelle preuve de la domination sans appel du paquet d’avants breton.
Sans doute bousculés par leur manager dans l’intimité des vestiaires, les Varois sont revenus avec plus d’allant en deuxième période, et ont bien cru renverser la vapeur grâce à un essai de Dany Priso dès la 42e minute de jeu. Sur les bons rails, le RCT semble en effet avoir pris le dessus dans ce choc crucial pour les deux écuries, mais perd une nouvelle fois les pédales face à la défense agressive des locaux. Auteur d’un doublé de filou (46’, 63’), Stephen Varney a vite calmé les ardeurs sudistes et fait exploser un stade de la Rabine en fusion. Une victoire fondatrice pour les Vannetais à quatre journées de la fin.


Beziat (9'), Moukoro (36'), Varney (46', 63')
Tries
Priso (41')
Lafage (10', 47', 64')
Conversions
Jaminet (42')
Lafage (20')
Penalties
Jaminet (7', 40', 44', 51')
Quelle fin de saison ?
Alors que les supporters du RCV fêtaient un résultat ô combien important dans la lutte pour le maintien, les Parisiens et Catalans n’ont quant à eux pas connu le même sort avant la trêve européenne. Défaits sur la pelouse de Montpellier, Perpignan a vu ses chances de rester dans l’élite stagner au GGL Stadium, tout comme les Parisiens, humiliés dans le derby francilien. Lourdement battu par le Racing 92, les Soldats Roses ont rendu une copie plus qu’inquiétante contre leur rival de la capitale et repartent sans le moindre point du déplacement périlleux à Nanterre. Un 0 pointé qui fait durer le suspense en bas du tableau.
À quatre journées de la fin, quels sont alors les calendriers respectifs des trois clubs en danger ? Un programme qui pourrait bien peser dans la balance d’ici la fin de la saison. Côté vannetais, ce sont en effet quatre derniers chocs compliqués qui les attendent. En déplacement à Jean-Dauger, forteresse bayonnaise imprenable cette année, et Chaban-Delmas, l’antre d’un Bordeaux-Bègles qui joue les premiers rôles, il est difficile de voir comment Vannes pourrait engendrer des points loin de leurs bases. Une situation loin d’être idéale pour un club à la quête d’une victoire potentiellement salvatrice. Avec seulement deux succès hors de ses bases, c’est donc à la Rabine que le petit poucet de l’élite aura sans aucun doute ses meilleures chances de succès. Si les réceptions de La Rochelle et la Section Paloise ne seront pas des moindres, les joueurs du RCV l’ont déjà prouvé : impossible n’est pas breton.
Quid du Stade Français et de Perpignan ? Dans cette lutte ultra-serrée, les Parisiens et Catalans auront plus de renseignements sur leur fin de saison lorsqu’ils se défieront à Aimé-Giral ce samedi. Si tout ne sera pas perdu en cas d’échec, une défaite face à son concurrent direct pourrait s’avérer fatale dans ce match de la peur à Perpignan ! Trois équipes pour un point, Vannes (14e), Perpignan (13e) et le Stade Français (12e) se tiennent désormais dans un mouchoir de poche. Tous les scénarios restent ouverts dans ce sprint final brûlant.


Les calendriers
- Stade Français : Perpignan (10/05 - déplacement), Lyon (17/05 - réception), Clermont (31/05 - déplacement), Castres(07/06 - réception)
- Perpignan : Stade Français (10/05 - réception), Clermont (17/05 - déplacement), La Rochelle (31/05 - déplacement), Toulouse (07/06 - réception)
- Vannes : La Rochelle (10/05 - réception), Bayonne (17/05 - déplacement), Pau (31/05 - réception), Bordeaux (07/06 - déplacement)
| # | Team | PL | W | L | D | PD | BP | PTS |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 22 | 16 | 5 | 1 | 364 | 13 | 79 | |
| 2 | 22 | 15 | 7 | 0 | 153 | 9 | 69 | |
| 3 | 22 | 14 | 8 | 0 | 114 | 11 | 67 | |
| 4 | 22 | 13 | 9 | 0 | -2 | 6 | 58 | |
| 5 | 22 | 11 | 9 | 2 | -51 | 5 | 53 | |
| 6 | 22 | 10 | 12 | 0 | -14 | 8 | 48 | |
| 7 | 22 | 10 | 11 | 1 | -57 | 6 | 48 | |
| 8 | 22 | 10 | 10 | 2 | 9 | 4 | 48 | |
| 9 | 22 | 10 | 12 | 0 | 35 | 7 | 47 | |
| 10 | 22 | 9 | 12 | 1 | -23 | 7 | 45 | |
| 11 | 22 | 9 | 13 | 0 | -83 | 8 | 44 | |
| 12 | 22 | 8 | 14 | 0 | -133 | 4 | 36 | |
| 13 | 22 | 7 | 13 | 2 | -146 | 4 | 36 | |
| 14 | 22 | 7 | 14 | 1 | -166 | 5 | 35 |